La première Conférence Internationale de Tokyo sur
le Développment de l’Afrique (TICAD I) était organisée par le gouvernement du Japon en Octobre 1993. Elle a réuni
des leaders africains, des décideurs et des personnes clées dans la communauté internationale. Ceux-ci comprennent les
ONGs et les agences de développement et d’assistance. La réunion était parrainée par le gouvernement du Japon, l’Office
du Coordinateur Spécial des Nations Unies pour l’Afrique et les Pays sous-développés (OSCAL), et la
Coalition Globale pour l’Afrique. La conférence s’est terminée avec le consensus
que le développement de l’Afrique représentait le point focal du programme international après la guerre froide.
Un thème récurrent au cours de la TICAD I était l’importance de la réussite économique de lAsie, et le besoin de l’Afrique
d’étudier ces experiences, particulièrement en ce qui concerne promouvoir le rôle du secteur privé comme clé au
développement économique. Une coopération “Sud-Sud”, surtout entre l’Afrique et l’Asie, en émulant les meilleurs pratiques
et les expériences acquises, était fortement recommandée par le gouvernement Japonais.
La TICAD a attache beaucoup d’importance sur le développement du secteur privé, ceci étant un des elements clé du
développement économique. Par conséquent, en août 1998, comme prélude à la TICAD II, le gouvernement Japonais, en
collaboration avec l’UNDP, a organisé un atelier sur l’Ile Maurice sur “Le Dialogue Politique pour le Développement du
Secteur Privé en Afrique”. Le Japon a profité de cette occasion pour proposer un forum afin de réunir un nombre sélectionné
d’entrepreneurs pour promouvoir officiellement le commerce et les investissement bilatéraux, mais avec la ferme intention
d’augmenter l'écoulement d’investissements étrangers directs de l’Asie sur L’Afrique.
Le forum d’affaires Afrique-Asie fut par la suite endossé par la deuxième conférence international de Tokyo sur le
développment de l’Afrique (TICAD II) qui a eu lieu du 19 au 21 octobre 1998. Le gouvernement japonais, l’Office
Coordinateur Spécial des Nations Unies pour l’Afrique et les Pays Sous-développés (OSCAL), et la Coalition Globale pour
l”Afrique ont parrainé la TICAD II. 80 pays dont 51 d’Afrique, 18 de l’Amérique de Nord et de l’Europe, ainsi que 40
organisations internationales et 22 ONGs étaient presents.
Le plan d’action de Tokyo qui avait été annoncé à la fin de la TICAD II, décrivait en détail un programme complet pour
promouvoir le développement africain basé sur l’Afrique dirigeant le processus dans une association égale avec les pays
et agences donateurs. Le programme a souligné trois aspects du développement – social, économique et les fondations du
développement avec de la bonne gouvernance.
“Le forum d’Affaires Afrique-Asie était un des programmes spécifiques émanant du plan d’action de Tokyo sous le nouveau plan d’aide
du Japon pour l’Afrique”, annonça le premier ministre Keizo Obuchi lors de son discours d’ouverture à la conférence.
La tâche de concevoir et d’executer le forum d’affaires Afrique-Asie a été assignée à l'Unité Spéciale de la PNUD
pour la Coopération Technique des Pays en voie de Développement (US/CTPD),l'unité des Nations Unies consacrées à
favoriser la coopération "Sud-Sud", et l'Entreprise Afrique, un projet du PNUD Afrique. Le forum a lieu en Malaisie du
25 au 29 octobre 2001. Le comité s’ètait réuni pour une deuxième fois le 30 octobre, à Kuala Lumpur, le lendemain du
forum pour réfléchir sur les experiences du forum et de ses leçons.
Pour assurer la participation complète de l’ONU et afin d'embrasser un large spectre de la communauté du développement et du
secteur privé, un groupe d’experts a été formé pour assister l'US/CTPD. Le groupe est composé de représentants du
gouvernement japonais, du PNUD, d’Entreprise Afrique, de la Banque Mondiale,
de l’ODINU, de
l’UNCTAD, de la "Malaysia
South-South Corporation", de l’Agence de Développement International de Malaisie (MIDA) et représentants du secteur
privé Asiatique et Africain. Ce groupe a crée le cadre de base et les normes pour le processus de l’AABF, menant a, et
comprenant le Forum. Une réunion de revue de mi-parcours a eu lieu à Londres en août 2001 pour faire une révision du
progrès.
Pour la mise en oeuvre, l'US/CTPD a engagé plusieurs institutions ainsi que des consultants. L'Agence Multilatérale
de Garantie d'Investissement (MIGA) du groupe de la Banque Mondiale, par l'intermédiaire de leur agence d'opération a
Windhoek, Namibie, "Promote Africa", a été engagé de s’occuper de la préparation du forum, y compris la sélection des
représentants africains et asiatiques au forum en collaboration avec des chambres de commerce nationales et des
associations de commerce.
L'Entreprise Afrique, du PNUD, a été chargé d’assister l'agence MIGA:"Promote Africa" pour identifier, sélectionner et préparer les
participants africains. En Asie, la MASSCORP (Malaysia South-South Corporation) a entrepris les travaux de préparations
du forum en Malaisie, y compris les dispositions du pays organisateur, la préparation du lieu du forum et la logistique.
En plus, l'US/CTPD a engagé des consultants et reçu des données de la communauté de donateurs multilatéraux pour
fournir des services experts spécifiques considérés critiques pour l’exécution du forum. Ceux-ci inclut diriger des seminaires à
des ateliers sur des sujets s'étendant de l'investissement, négociations, financement, à l'issue légale, aux règles
de comptabilité et à la privatisation, prévoyant des obstacles possibles et les devançant, concevant et exécutant la
couverture médiatique du forum et produisant un état complet sur et l'analyse du forum elle-même, le processus menant
au forum et la voie en avant.
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